La crise de la dette coûte cher à la France et la facture s'alourdit un peu plus chaque année. Dans le cadre du premier plan d'aide à la Grèce tout d'abord, décidé en mai 2010, la France avait versé 11,4 milliards d'euros de prêts bilatéraux au 20 avril 2012. Les aides, via le second plan de sauvetage, sont désormais accordées via le fonds européen de stabilité financière (FESF), dont les emprunts sont garantis par les Etats de la zone euro. Ainsi au 31 mai dernier, la France avait apporté des garanties au FESF à hauteur de 35,9 milliards d'euros pour permettre à celui-ci "d'émettre les obligations pour des prêts à la Grèce (26,2 milliards), à l'Irlande (4,4 milliards), et au Portugal (5,3 milliards)".
Seul le montant des prêts accordés aux Etats bénéficiaires est comptabilisé en tant que dette, précise le rapport : ce qui signifie que l'encours de la dette publique qui sera imputables à ces opérations d'aide (prêts bilatéraux pour la Grèce et versements du FESF) devrait être de 43,7 milliards d'euros fin 2012, selon le rapport. | | Ce qui représente tout de même une augmentation de 29,2 milliards d'euros par rapport à 2011.
A cela s'ajoute la quote-part de la France au futur Mécanisme Européen de Stabilité, soit un peu plus un peu plus de 16 milliards d'euros (20% du capital libérable du nouveau fonds, de 80 milliards en tout), dont deux tranches de 6,5 milliards devront être versées d'ici la fin de l'année.
Au total donc, "la dette publique imputable aux interventions en faveur des Etats de la zone euro s'élèvera à 50,2 milliards d'euros fin 2012, contre 14,5 milliards fin 2011", soit un montant de plus de trois fois supérieur à l'année dernière. Sachant, rapportent les sages de la Cour, que cette somme ne comprend pas le montant de l'aide de 100 milliards d'euros qui sera versé aux banques espagnoles.
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