L'Intelligence Financière
sur Votre Smartphone.
WANSQUARE ET VOUS

abonnes_separateur
abonnes_separateur
abonnes_separateur

JE SUIS DEJA ABONNE

   
 
 
Mot de passe oublié ? 
 
   
Vous êtes ici : Accueil Les articles Déflation : même le Brésil et la Chine vacillent
Déflation : même le Brésil et la Chine vacillent
Décryptage
16/08/12 15h31 - Marie-Amélie Fauchier-Magnan - mafauchiermagnan@wansquare.com

Le Brésil vient d'annoncer un vaste programme d'investissement public, tandis que les autorités chinoises pourraient de nouveau intervenir pour soutenir la croissance. La déflation menace.


Les pays émergents, champions de la croissance et du dynamisme économique, ne sortiront pas indemnes de la crise qui frappe le Vieux Continent depuis deux ans. Chine et Brésil ont revu leurs perspectives de croissance à la baisse et devraient connaître cette année un des plus forts ralentissements de leur PIB. Mais les deux Etats ont pris les devants et les autorités s'attellent depuis quelques mois à éviter que la chute ne soit trop violente.

La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, vient ainsi d'annoncer l'octroi de concessions de 66 milliards de dollars de routes et voies ferrées au secteur privé, afin d'encourager les investissements dans ce domaine. Le plan prévoit d'attribuer à des sociétés pas moins de 2300 km de routes et autoroutes, pour un montant de 21 milliards environ, et 10 000 km de chemins de fer, représentant environ 45 milliards de dollars d'investissements. Le but serait de créer 150 000 emplois, selon Jornal do Brasil. La chef d'Etat a également annoncé un plan d'investissement dans l'énergie avec la société Petrobras (236,6 milliards de réais investis dans les cinq prochaines années).

Selon le quotidien économique brésilien Valor Economico, ce programme devrait être le premier d'une série d'annonces gouvernementales dans les prochaines semaines, destinées à relancer l'économie. Le gouvernement pourrait notamment décider de baisser les taux directeurs afin de soutenir les investissements des entreprises. Car, malgré un marché du travail parmi les plus dynamiques au monde (5,8% de chômage, contre 11,5% en 2004), qui soutient la consommation et permet l'émergence d'une classe moyenne très importante, l'économie brésilienne patine, en raison de la crise internationale.
 
La croissance du géant sud américain devrait atteindre 2% seulement cette année, contre une hausse du PIB de 7,5% en 2010.

Côté chinois, les derniers indicateurs publiés sont mauvais avec en juillet, un brusque coup de frein des exportations, qui n'ont cru que de 1% sur un an, et une croissance de la production industrielle de 9,2%, soit le plus bas niveau depuis mai 2009. Le gouvernement a déjà tenté à plusieurs reprises de soutenir la croissance depuis un an, notamment en abaissant les taux d'intérêt directeurs deux fois de suite, en débloquant autour de 1200 milliards de yuans des réserves des banques pour favoriser de nouveaux prêts et en accélérant la mise en place de projets d'infrastructures étatiques. Mais cela n'est visiblement pas suffisant.

L'un des hauts responsables d'un centre de recherche étatique a déclaré à Reuters que Pékin devrait encore encourager les investissements pour enrayer le ralentissement économique. "Il n'y a eu jusqu'à présent aucun signe de rebond de l'économie. La croissance du PIB et de la production industrielle pourrait se tasser davantage au troisième trimestre", a-t-il déclaré. La plupart des banques d'investissement ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2012, sachant qu'elles devraient de toute façon connaître leur plus faible croissance annuelle depuis 1999, autour de 8%.

Chine comme Brésil devront donc s'évertuer à relancer la demande intérieure, et combler la chute de l'activité mondiale, si les deux Etats veulent atteindre leurs objectifs de croissance cette année, dc'est-à-dire 7,5% pour le premier et 2% pour le second.
Les derniers Décryptages

Cet article de plus de 7 jours est en consultation libre.

 
Mentions légales | Nous contacter | Ajouter aux favoris