Mais où est donc passée la croissance chez Axa ? C'est la question qui mérite d'être posée à la lecture des comptes semestriels du groupe. Bien sûr le premier assureur français n'a pas à rougir de ses 2,4 milliards d'euros de résultat courant, même si ce dernier est équivalent au bénéfice semestriel de l'an passé. Bien sûr, le chiffre d'affaires est en très légère progression de 1 % à 48 milliards d'euros. Bien sûr les capitaux propres sont en croissance de 5 % à 48,7 milliards d'euros. Mais on a beau chercher des affaires nouvelles, de la collecte d'épargne, c'est avec peine ou bien dans les pays émergents qu'on la trouve.
Les dirigeants d'Axa avouent eux-mêmes que si les performances du semestre écoulé sont honorables, c'est en grande partie grâce à l'activité dommages. Comme cela a été le cas en 2011. Mais si le chiffre d'affaires de cette branche a progressé de 4 % au cours des six premiers mois de l'année, c'est notamment en raison d'une hausse des tarifs de 3 %. |
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Le seul élément vraiment satisfaisant qui ressort de ces comptes semestriels tient à l'amélioration de 0,8 point du ratio combiné, qui s'établit au niveau très bas de 96,4 (cela signifie que pour payer les sinistres, Axa n'a pas besoin de céder des actions ou des obligations, élément plus que rassurant par les temps qui courent).
Si l'action Axa progresse de près de 3 % ce matin, frisant les 10 euros, cela n'est pas dû à l'accueil réservé par les investisseurs à ces comptes semestriels mais au rebond général des valeurs financières. Alors que nombre d'analystes maintiennent un objectif de cours élevé, et justifié, de plus de 16 euros.
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