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L'élève se rapproche du maître
Décryptage
27/07/12 11h52 - Renaud Belleville - rbelleville@wansquare.com

LVMH demeure à des niveaux stratosphériques mais la division luxe de PPR affiche une meilleure croissance que le leader mondial qui montre sa supériorité dans la distribution.


Le diable est dans les détails. A première vue LVMH est en pleine forme avec un chiffre d'affaires en croissance organique de 12% au premier semestre et un résultat opérationnel qui progresse de 20% à 2,66 milliards d'euros. En regardant de plus près, on constate cependant un tassement de la croissance au deuxième trimestre par rapport au premier (+10% contre +14%) et surtout un passage à un chiffre dans la division phare, mode et maroquinerie, qui revient de 12 à 8%. La baisse dans ce secteur est moins élevée que chez Hermès mais elle contraste avec les performances de la division luxe de PPR qui progresse de 17,6%.

Surtout, le pôle le plus rentable du groupe dirigé par Bernard Arnault a vu sa rentabilité opérationnelle fléchir de 2,2 points ce semestre. Il n'en fallait pas davantage pour que les investisseurs marquent leur déception en faisant baisser la maison mère de Louis Vuitton de 2% ce matin tandis que PPR s'envole de 5%.

Le groupe dirigé par François-Henri Pinault est cependant encore loin de ressembler au numéro un mondial du luxe. Le chiffre d'affaires de la division Gucci est simplement équivalent au résultat opérationnel dégagé par LVMH au premier semestre.
 
Et si la croissance des maisons de luxe de PPR est supérieure, grâce notamment à Bottega Veneta et YSL, son activité dans le life-style et la distribution fait pâle figure par rapport au leader.

Les ventes de Puma ne croissent que de 3,9% et celles de la Fnac reculent et les profits de Puma baissent de 10% tandis que la Fnac tombe dans le rouge. Les joyaux de la division distribution sélective de Bernard Arnault, DFS et Sephora, affichent en revanche une croissance organique de 16% et des profits en hausse de 30%.

Cette activité qui représente 28% du chiffre d'affaires de LVMH est donc nettement au dessus de celles de PPR. Et si la rentabilté de la division luxe (46% des ventes du groupe de François-Henri Pinault) s'améliore à 24,8% de marge, elle reste encore loin de la divison maroquinerie de LVMH (32,5%). Malgré le geste de mauvaise humeur des investisseurs, le maître peut donc encore toiser son élève avec sérénité.
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