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Publicis prêt à rebondir
Décryptage
20/07/12 14h52 - Renaud Belleville - rbelleville@wansquare.com

La croissance a marqué le pas au deuxième trimestre, mais le groupe anticipe un meilleur second semestre et affiche de solides performances financières.


On ne peut pas souffler contre le vent. Face à une conjoncture maussade en Europe et dans le secteur pharmaceutique (13% de son activité) et à la perte du budget General Motors, Publicis ne pouvait maintenir une forte croissance organique au deuxième trimestre.

A défaut de faire des miracles, la stratégie de développement dans le digital et les pays émergents menée par Maurice Lévy depuis plusieurs années permet de limiter les dégâts. L'Europe (28% du chiffre d'affaires) affiche en effet une croissance négative au deuxième trimestre et un modeste progrès de 0,6% sur le semestre, et l'Amérique du Nord (50% de l'activité) ne croît que de 1,8% au dernier trimestre et de 2,6% sur le semestre.

Grâce au numérique (un tiers de l'activité) qui grimpe de 9,6% sur le semestre et aux pays émergents, qui représentent un quart des ventes et progressent de 8,9%, Publicis peut ainsi affiicher une croissance organique de 1,6% au deuxième trimestre et de 2,8% sur le semestre.

La performance est certes faible comparée au 4,1% du premier trimestre ou au numéro deux mondial Omnicom, qui a réalisé au premier comme au deuxième trimestre 5% de croissance.
 
Mais Maurice Lévy table sur une nette amélioration au second semestre grâce à un calendrier plus porteur (Jeux Olympiques, élections américaines) et à l'entrée dans l'organique des conquêtes de l'an dernier, comme Rosetta.

En outre le groupe des Champs-Elysées réussit a maintenir sa marge opérationnelle à 13,5%. Comme il a par ailleurs très bien géré ses finances en rachetant les actions détenues par Dentsu en dessous du cours de bourse, son bénéfice par action progresse de 24%. Et la conversion des Océanes, il y a deux semaines, a effacé l'augmentation de la dette consécutive au rachat. De sorte que Publicis, aujourd'hui sans dette, affiche une solide rentabilité et peut poursuivre sa politique de croissance externe ciblée dans le digital et les pays émergents pour atteindre son objectif de réaliser 75% de son activité dans ses secteurs (57% aujourd'hui)...

Le groupe, qui ne se paye que 14 fois le bénéfice 2011 et 12 fois le profit attendu cette année, a donc encore de beaux jours boursiers devant lui.
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