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Crédits: les périphériques, pestiférés de la zone euro
Focus
20/07/12 12h07

Au premier trimestre, les banques internationales ont réduit de 54 milliards de dollars leurs prêts à l'Irlande, et de 27 milliards à la Grèce et à l'Espagne, selon la BRI. Et se réfugient vers l'Allemagne, encore.


Le nuage noir qui plane autour des dettes souveraines ainsi que les doutes sur la solvabilité des grandes banques européennes ont conduit les établissements à réduire considérablement leur exposition de crédit aux Etats périphériques, au profit de l'Allemagne, selon les données de la Banque des règlements internationaux (BIS). Au premier trimestre 2012, les banques ont diminué leurs prêts à la Grèce de 27,7 milliards de dollars, de 12,6 milliards au Portugal, de 27 milliards à l'Espagne, de 14,8 milliards à l'Italie et même de 54,6 milliards à l'Irlande !

Une situation qui profite à l'Allemagne, qui s'est vue accordée 239,2 milliards de dollars de prêts supplémentaires. Car l'économie du pays est considérée comme plus sûre. Un constat également dressé par la Banque centrale allemande, qui rappelle que les fonds ont en grande partie été placés dans des bonds du Trésor allemand, faisant ainsi franchir la barre de zéro au taux d'emprunt à deux ans.
 

Mais ces chiffres cachent des limites. Les banques ont très peu prêté à l'économie réelle germanique. Les crédits aux sociétés et aux particuliers n'ont augmenté que de 20 milliards d'euros au premier trimestre. Alors qu'au même moment, les réserves placées à la Banque centrale ont augmenté de 158% à 394 milliards d'euros, selon la Bundesbank.

A l'inverse, dans les pays émergents, les crédits ont bondi de 84 milliards de dollars début 2012, contre une chute de 77 milliards lors du trimestre précédent. La Chine a compté pour pas moins de 54 milliards de cette somme.

C'est essentiellement dans les grands pays développés (Grande-Bretagne, Etats-Unis et Allemagne) que les banques ont été boudées par leurs consoeurs. Sur le seul premier trimestre, les transactions entre établissements ont ainsi reculé de 499 milliards de dollars.
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