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Le FESF ou chaque chose à sa place
Focus
19/07/12 18h07

Les 100 milliards d'euros accordés aux banques espagnoles serviront uniquement à les renflouer. Mais le pays pourrait faire une demande pour que le FESF rachète ses obligations d'Etat. Une première.


Que les choses soient bien claires. Si l'Espagne souhaite que le fonds européen de stabilité financière, le FESF, achète de sa dette, il lui faudra présenter une requête séparée à ses partenaires du Vieux Continent. Le plan d'aide prévu pour ses banques servira à renflouer ces dernières, et uniquement à cela.

"Pour être tout à fait clair, le montant de 100 milliards d'euros que la zone euro s'est engagé à fournir en vue de recapitaliser les banques espagnoles est limité à cet objectif et à nul autre", a martelé aujourd'hui devant la presse, Simon O'Connor, porte-parole du Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn.

Car il semble que le document, qui fait état des fonctions du FESF, ait été sujet à une mauvaise interprétation. Ce dernier stipule que : "Le montant inutilisé d'une facilité pourrait être employé aux fins d'une autre facilité... "

En réalité, les facilités offertes aux Etats ne sont pas liées à d'autres formes d'assistance.
 
Mais rien n'empêche d'acquérir des obligations primaires, secondaires et des titres subordonnés d'un Etat qui en ferait la demande. Selon un projet d'accord entre Madrid et les autres pays membres, le FESF va mettre de côté des fonds pour acheter des emprunts d'Etat espagnol. Une avancée significative puisque, jusque-là, les plans n'accordaient au fonds qu'un rôle d'aide aux banques.

Côté allemand, les choses se sont arrangées pour Angela Merkel. Cet après-midi, le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, a voté à une écrasante majorité la contribution de Berlin au plan d'aide espagnol. Le texte a été approuvé par 473 voix contre 97 et 13 députés se sont abstenus. Pour rassurer les parlementaires, Wolfgang Schäuble, avait insisté : "C'est l'Espagne qui demande (l'aide), c'est l'Espagne qui reçoit l'argent, et c'est l'Espagne qui est garante" du remboursement.

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