Omar Bongo a régné pendant quarante deux ans sur le Gabon. Mais aussi sur le pétrole du Golfe de Guinée. Pas une affaire pétrolière ne se faisait dans cette région sans son consentement. C'est ce qui explique que Elf-Gabon, devenue Total Gabon ne soit une filiale qu'à 58 % du groupe Total. Car la république du Gabon en détient officiellement 25 %. Et la famille Bongo sans doute quelques pour cent...! En tous cas dans les non-dit de la "Francafrique", il s'est toujours murmuré que le dividende de Total-Gabon était fixé, non pas par le conseil d'administration de la société, mais par Omar Bongo lui-même. Alors que va devenir la société maintenant ? Sans doute l'habile Christophe de Margerie, patron de Total, ne fera rien pour brusquer les évènements. |
|
Mais s'il dispose de la moindre occasion de renforcer son contrôle sur cette filiale; il n'hésitera pas à sortir le chéquier du groupe. Or Total Gabon est largement sous-valorisée en bourse. Alors que le dividende est de 22,5 dollars; soit 16,1 euros - ce qui assure un rendement de 6,6 % - la valeur boursière de Total Gabon est de 1,1 milliard d'euros. Une paille ! ... surtout lorsque l'on sait que la compagnie dispose de 220 millions de barils de réserves prouvées, ce qui représente une valorisation minimale de 5,4 milliards d'euros. C'est dire s'il y a là pour tous les amateurs de situations spéciales un joli pari pascalien à tenter. Rien à perdre et beaucoup à gagner. |