Alors que les européens devraient adopter très prochainement un nouveau cadre de supervision financière, près de deux tiers des professionnels français sont favorables à ce que les futures autorités de régulation paneuropéennes encadrent directement les banques et les autres entreprises financières.
C'est la conclusion d'un sondage réalisé cet été auprès de 606 entreprises, fonds de gestion d'actifs et fonds de pension par le cabinet de conseil international Greenwich Associates. Sans surprise, l'inclinaison des français pour une régulation financière européenne forte contraste vivement avec les préférences affichées outre-Manche. Si l'on en croit les résultats du sondage, 90% des professionnels britanniques s'opposent à ce que les autorités européennes aient l'avantage sur les régulateurs nationaux, contre 55% des allemands et plus de 75% des Espagnols, Italiens et Portugais qui y sont favorables. |
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Tandis que la Commission étudie la mise en place de taxes sur le secteur, trois quart des professionnels interrogés par Greenwich, se disent contre une taxe sur les transactions financières. En revanche, 70% des personnes interrogées souhaiteraient que les hedge funds soient mieux enregistrés et plus transparents.
Autant d'objectifs qu'est censée atteindre la directive AIFM, pour laquelle les négociations traînent en longueur. Par ailleurs, 52% des sondés sont d'accord pour que les produits dérivés passent par une chambre de compensation centrale. Seuls 40% aimeraient voir les dérivés transférés vers une plateforme d'échange. Deux solutions qui sont étudiées de près par la Commission. Enfin, 44% des sondés sont opposés à l'interdiction des ventes à découvert à nu, une mesure sur laquelle travaille également la Commission. |