Les projets européens de régulation des produits dérivés ne font pas l'unanimité, loin s'en faut. En réponse à une consultation du Comité européen des régulateurs de Bourse (CESR), les financiers de la place de Paris ont mis en garde contre une régulation trop arbitraire, qui pourrait diminuer la capacité des acteurs à couvrir leurs risques financiers et générer des coûts difficiles à supporter.
Sur la forme, la Fédération Bancaire Française (FBF) et l'Association française des marchés financiers (Amafi) déplorent vivement le peu de temps qui leur a été accordé pour commenter les propositions de régulation du CESR. Publiées au mois de juillet, celles-ci devraient servir à la Commission Européenne, qui dévoilera ses projets en la matière au mois de septembre.
Sur le fond, la FBF, l'Amafi et l'Association Française de Gestion, saluent la volonté d'encadrement des dérivés et se montrent plutôt favorables à une plus grande standardisation des produits, à l'utilisation de systèmes de confirmation électronique ainsi qu'au recours à des plateformes d'échanges. |
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Cependant, les associations soulèvent de très nombreuses objections.
Elles soulignent ainsi que tous les produits ne peuvent être standardisés. La FBF s'oppose notamment à toute obligation légale et souhaite, comme l'Amafi privilégier une approche de la standardisation par classes d'actifs. En ce qui concerne le recours obligatoire à des systèmes de confirmation électronique pour les échanges, les trois associations mettent en garde contre les coûts qu'il pourrait représenter pour certains acteurs. Enfin, la FBF et l'Amafi se montrent sceptiques quant aux bénéfices supposés d'un transfert généralisé des produits dérivés vers les plateformes d'échanges. |