Dans l'affaire BP, les fonds souverains semblent fidèles à leur réputation d'investisseurs de long terme, soucieux de ne pas réagir outre mesure à la volatilité du marché. Selon des données compilées par Citywatch, aucun des cinq principaux porteurs de la société n'a revendu d'actions malgré l'effondrement du titre en Bourse.
Parmi les cinq premiers actionnaires, outre Blackrock et Legal & General, se trouvent les fonds souverains de Norvège et du Koweït. Ces derniers détiennent respectivement 1,79% et 1,75% de la compagnie pétrolière, ce qui représentait 4,9 milliards de dollars avant la catastrophe, et seulement 1,7 milliard de dollars aujourd'hui. |
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Depuis le 20 avril, le cours de BP a perdu 55% de sa valeur. Le cinquième actionnaire, M&G Investment Management, a quant à lui profité de la chute du prix de BP pour se renforcer dans la société en augmentant sa participation à 1,76% début juillet.
La fidélité des gros actionnaires est une chance pour BP. Alors que des dizaines de milliards de parts de la société ont changé de mains ces 3 derniers mois, la stabilité des principaux porteurs évitera au groupe de sortir de la crise avec 40% du capital aux mains de hedge funds venus chercher des gains de court terme.
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