Selon nos informations, le fonds asiatique a mandaté DBS Group Holdings ainsi que Standard Chartered pour s'occuper d'une émission de titres à 40 ans pour un montant de 1 milliard de dollars. Le 19 juillet, Temasek avait déjà levé pour 700 millions de livres (1,1 milliard de dollars) et avait emporté un vif succès de la part des fonds de pension britanniques, avides de titres de long terme et libellés en livres. Selon le rapport annuel de Temasek publié début juillet, le fonds souverain avait émis pour 6 milliards de dollars de titres, fin 2009, dans le cadre d'un programme d'émission à moyen et long terme de 10 milliards de dollars.
Depuis le début de l'année, plusieurs fonds souverains ont eu recours au secteur privé via des émissions de titres (obligations convertibles ou titres de créance), des placements ou des prêts bancaires, témoignant d'une nouvelle stratégie de refinancement. |
|
Ainsi, le fonds du Bahreïn Mumtalakat a émis pour 500 millions de dollars de titres, et Qatari Diar pour 2,5 milliards de dollars de bons à 5 et 10 ans. Et le fonds du Kazakhstan a quant à lui prévu de lever 6 milliards de dollars via des prêts bancaires chinois et russes.
En ayant recours au financement privé auprès d'investisseurs tels que les fonds de pension britanniques ou les institutions financières, les fonds souverains risquent de devoir changer leur perspective habituelle de long terme. L'horizon des détenteurs de coupons ou d'actions est en effet plus court-termiste et axé sur le risque que celui des fonds souverains, créés à l'origine pour garantir des revenus aux générations futures.
|