Le fabricant des sacs Kelly et des carrés de soie peut se targuer de résultats semestriels très robustes. Alors que la belle évolution des ventes (+20%) était connue depuis le mois de juillet, Hermès a encore agréablement surpris en révélant une marge opérationnelle en hausse de 5,5 points sur un an, à 28,3% et un bénéfice net qui a crû de 55,2%, à 194,6 millions d'euros.
En conséquence, les investisseurs semblaient enclins à prendre des bénéfices cet après-midi. Le titre de la maison baissait de plus de 4% à 140,90 euros. Il faut dire que depuis le mois de juillet son cours avait bondi de plus de 35%. Et, après avoir publié une série d'indicateurs à deux chiffres, les dirigeants de la société ont expliqué que le taux d'évolution du chiffre d'affaires ne pouvait pas être extrapolé pour le second semestre.
L'objectif annuel des ventes (12%) n'en reste pas moins très supérieur aux toutes premières estimations (5%) et se situe dans la fourchette haute des plus récentes (entre 10 et 12%). La société gérée par Patrick Thomas table sur une croissance de la marge de près d'un point par rapport à celle de l'année dernière (24,2%). Après avoir été affectée par la crise, elle retournerait donc presque à son niveau de 2008.
Les derniers résultats témoignent d'une bonne tenue de l'ensemble des activités, dans presque toutes les zones géographiques. Le groupe a notamment profité de la faiblesse de l'euro. |
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La crise qui touche le Japon pèse toujours sur les ventes (-2% pour le S1) mais le recul est relativement limité (-11% en 2009). La zone Asie (hors Japon) affiche une croissance exceptionnelle de 45%, grâce à l'ouverture de nouveaux magasins en Chine. Les pays émergents ne sont pas les seuls à goûter aux produits Hermès. En témoigne l'activité de la zone Amérique (+26%) qui reprend depuis la fin de l'année dernière.
Toutes les branches d'Hermès enregistrent de solides taux de croissance. Le succès de la maroquinerie et de la sellerie, l'activité la plus importante, ne se dément pas (+23%). Celui des carrés non plus (+17%). Les parfums et les vêtements connaissent également des taux de croissance à deux chiffres. Tandis que les ventes de l'horlogerie et des arts de la table, qui avaient reculé l'année dernière, sont retournées dans le vert.
Autant de données qui laissent penser que les dirigeants du groupe, prudents comme à leur habitude, pourraient encore surprendre avec de bonnes nouvelles au second semestre. Interrogé par l'AFP, Patrick Thomas a d'ailleurs sous-entendu que l'amélioration de la marge pourrait être de "2-3 points" pour la fin de l'année. Avec la disparition de son ancien dirigeant, Jean-Louis Dumas en mai dernier, une page de l'histoire du groupe a été tournée. Celle qui s'est ouverte, s'annonce aussi brillante.
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