Quand on coule, on peut craindre la noyade, mais si on réussit à rebondir au fond de la piscine on peut espérer une belle remontée à la surface. C'est ce qui est en train d'arriver au géant suisse UBS.
A force de voir sa réputation ternie et les clients de son activité de gestion de fortune l'abanbonner, certains doutaient de la capacité du banquier helvétique à renverser la vapeur. Les mesures énergiques prises par le nouveau directeur général Oswald Grübel semblent ainsi enfin porter leurs fruits.
UBS a en effet réussi à diviser par trois les sorties nettes de capitaux de son activité de gestion de fortune par rapport à juin 2009. Même sur le territoire sensible des Etats-Unis, la baisse a été divisée par deux. Quant à la gestion d'actifs elle est passée d'un solde négatif de 17 milliards de francs suisses à un solde positif de 3,4 milliards.
Mieux, si l'amélioration est sensible par rapport à l'an dernier où le groupe était en pleine crise, elle est également substantielle par rapport au premier trimestre. Ce qui peut signifier qu'après la spirale infernale qui voyait la défiance engendrer la défiance, un cercle vertueux se met progressivement en place, où le retour de la confiance nourrit celui des clients. |
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Ce qui crédibilise le discours enfin optimiste de la direction, qui voit la tendance se poursuivre au cours des prochains trimestres.
Avec un bénéfice net de 1,5 milliard d'euros au deuxième trimestre contre une perte d'un milliard il y a un an, UBS qui dégage une rentabilité sur fonds propres de 19,5%, retrouve la cour des grandes banques européennes qu'elle avait abandonnée depuis le début de la crise. Sa performance se compare ainsi favorablement à celle de Deutsche Bank, qui, en meilleure forme l'an dernier, est devancée cette année, avec un profit de 1,2 milliard d'euros, en hausse de 9% seulement au deuxième trimestre.
UBS apparaît enfin mieux équilibrée qu'avant avec 50% de ses profits venant de la banque d'investissement, 45% de la gestion de fortune et de la banque de détail et 5% de la gestion d'actifs. De quoi rassurer les actionnaires qui devront encore patienter quelque temps avant de toucher les dividendes de la reprise.
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