Aide-toi et le ciel t'aidera. Le P-dg de TF1, qui jouit d'un patronyme et d'une allure de prélat romain, était bien placé pour appliquer cet adage. Et les actionnaires de TF1 peuvent se réjouir de la politique de rigueur mise en place il y a un an en pleine crise.
Les importantes économies réalisées sur le coût de la grille et dans d'autres domaines ont joué à plein au premier semestre, pour doper des résultats bénéficiant par ailleurs de la reprise du marché publicitaire.
Et les chiffres montrent avec éloquence l'efficacité de la stratégie menée par Nonce Paolini, qui profite d'un effet de levier considérable. 2009 avait été une "annus horribilis" avec une chute du chiffre d'affaires publicitaire de TF1 de 27% au premier trimestre, et de 19% au deuxième. Cette année le premier semestre a enregistré une hausse de 11% des recettes publicitaires et, grâce aux diversifications, le chiffre d'affaires a progressé de 14%.
Mais il est clair que cela n'aurait pas suffi à tripler le résultat opérationnel. |
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Ce sont les économies qui ont permis une performance très supérieure aux attentes. Et si TF1 abandonne son objectif d'une rentabilité opérationnelle de 20% en raison du changement du contexte économique de la télévision depuis deux ans, le groupe n'en est pas moins bien placé pour retrouver de belles couleurs à l'avenir.
La première chaîne relève ainsi pour la deuxième fois cette année son objectif de croisssance du chiffre d'affaires 2010. Et la reprise à 100% de TMC et NT1 depuis un mois devrait lui permettre de profiter enfin de l'envolée de la TNT, dont elle avait raté la première manche.
Avec une dette revenue au niveau très modeste de 120 millions d'euros malgré les acquisitions dans la TNT - grâce à la vente dans de très bonnes conditions de la participation dans Canal Plus et un fort levier sur les profits à mesure que le marché publcitaire s'améliorera -, TF1 a donc de quoi séduire à nouveau les investisseurs. |