Les investisseurs n'ont pas toujours le nez sur le guidon. A voir la série de performances en berne déclinée par Technip au deuxième trimestre on aurait pu craindre un geste de mauvais humeur. Au contraire, le benjamin du CAC 40 qui avait déjà largement superformé l'indice en gagnant 30% en un an, prend aujourd'hui la tête des hausses en progressant de plus de 4%.
Pourtant avec un chiffre d'affaires en baisse de 14%, un profit opérationnel en recul de 18% et un bénéfice net en repli de 9%, les résultats du deuxième trimestre 2010 n'ont rien d'enthousiasmant. Mais il y a d'autres signes plus encourageants.
Les prises de commandes ont ainsi bondi de 60% au cours du trimestre, grâce notamment à une reprise en mer du Nord, portant le carnet de commandes à un niveau supérieur de 36% par rapport à celui d'il y a un an. En outre si la marge de l'activité Subsea (40% des ventes) s'est repliée de deux points, elle reste au niveau flamboyant de 16,9% et Technip confirme un montant supérieur à 15% pour le second semestre. |
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La déroute de BP dans le Golfe du Mexique n'a par ailleurs aucun impact substantiel pour l'instant et renforce pour l'avenir les atouts concurrentiels d'un professionnel sûr et aguerri comme Technip.
Mieux, l'activité on et offshore a vu sa marge opérationnelle progresser de 5,3 à 7,1%, témoignant de la qualité des chantiers livrés. Globalement, la rentabilité reste donc satisfaisante et les dirigeants du groupe ont pu maintenir leurs prévisions pour l'ensemble de l'année. Ce qui a rassuré les investisseurs qui n'ont pas tardé à convenir que Technip offrait ainsi de belles perspectives puisque le parapétrolier ne capitalise que 13,6 fois les résultats attendus cette année et 12,2 fois ceux escomptés l'an prochain. |