L'absence de surprise peut être une bonne surprise. Patrick Kron avait prévenu dès le mois de mai que la chute des prises de commandes depuis quelques mois allait sans doute se poursuivre et se traduirait par une baisse du chiffre d'affaires. C'est exactement ce qui vient de se produire au premier trimestre de l'exercice 2010-2011 avec des chiffres conformes aux piètres attentes.
Avec une baisse de 36% contre 39% en 2009, les prises de commandes continuent à souffrir de la frilosité des grands producteurs d'électricté. Et le repli de 1% du chiffre d'affaires et de 5% en organique en est la conséquence logique.
Mais les investisseurs qui ont vu le verre à moitié vide d'Alstom depuis plusieurs trimestres en faisant chuter son cours de 25% depuis le début de l'année -deux fois plus que le CAC 40- pourraient commencer à regarder le côté à moitié plein. |
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L'activité transport continue en effet à enregistrer de bonnes performances et même dans l'énergie, les prises de commandes dans le secteur des services qui jouent favorablement sur la rentabilité résistent mieux. De quoi crédibiliser la confirmation par les dirigeants du groupe d'une rentabilité opérationnelle de 7 à 8% en 2010-2011 et 2011-2012.
Ce chiffre, s'il est inférieur d'un à deux points au record de 2009, offre en effet une belle visibilité pour deux ans et la baisse boursière du titre lui confère de ce fait une valorisation modeste avec un PER de 10 fois en 2010 et 9,6 fois en 2011. De quoi attendre patiemment l'inéluctable reprise qu'impliquent les besoins du monde, et notamment des pays émergents, en énergie. Un plateau que le maintien du carnet de commandes à 27 mois de chiffre d'affaires rend assez confortable. |